Skip to main content

Sic transit gloria mundi

Le halo d’une lune morne
Perdue dans les solitudes glacées
De l’éther sans bornes
trouble ma vision d’un ciel d’été.

Où êtes-vous soleils immenses
Dérivant dans les gouffres ?
Je vous cherche et je souffre
D’un sentiment d’absence.

J’ai beau scruter,
Vous n’êtes pas là ce soir
Pour me faire rêver…
Je me sens seul dans le noir.

Comme moi tristes et perdus
Dans la nuit des hommes,
Les anciens dieux déchus
Un chant funèbre entonnent :

Étouffés d’immondices
Ils pleurent le paradis.
Lors me parvient assourdi
L’écho de leur supplice.

Qu’attendez-vous créatures
Oubliées de ce siècle
Pour enrayer cette débâcle,
Pour sauver Dame Nature !!

Toi, Zeus, dieu du tonnerre,
Que ne jettes-tu à terre
Ces cheminées orgueilleuses ?
Au lieu que de jouer les pleureuses !

Neptune ! Maître des océans !
Lève-toi pour engloutir
En un tsunami géant !
Au lieu que de gémir !

Rassemblez-vous puissances mythiques,
Dieux et demi-dieux ensemble
En une armée apocalyptique !
Que la terre et les hommes tremblent !

Donnez la leçon d’humilité
Qui manque aux incroyants,
Aux apprentis sorciers,
À nous autres mécréants !…

Lorenz von Oberbruck